
Le divorce par consentement mutuel est aujourd'hui la voie la plus rapide, la moins coûteuse et la plus apaisée pour mettre fin à un mariage. Depuis le 1er janvier 2017, il ne passe plus devant le juge : les époux, chacun assisté de son avocat, signent une convention qui règle l'ensemble des conséquences de leur séparation, puis la déposent au rang des minutes d'un notaire. Encore faut-il que cet accord soit complet, équilibré et juridiquement solide, car il produira ses effets pendant des années.
Le cabinet Drai Attal, installé à Lyon 3e, accompagne depuis plus de trente ans les couples qui souhaitent divorcer à l'amiable. Maître Pascale Drai Attal intervient à Lyon, dans tout le Rhône, ainsi qu'à Paris et en Île-de-France, en présentiel ou à distance selon les besoins du dossier.
Qu'est-ce que le divorce par consentement mutuel ?
Le divorce par consentement mutuel, souvent appelé divorce à l'amiable, suppose que les époux soient d'accord sur deux points : le principe même du divorce et l'ensemble de ses conséquences. Cela concerne la résidence des enfants, le droit de visite et d'hébergement, la pension alimentaire, la prestation compensatoire, le sort du logement, le partage des biens et des dettes, et même le nom d'usage.
Il existe deux formes de consentement mutuel :
- Le divorce par acte sous signature privée contresigné par avocats : c'est la procédure de droit commun. Aucun juge n'intervient. La convention rédigée par les avocats est enregistrée chez un notaire, ce qui lui donne date certaine et force exécutoire.
- Le divorce par consentement mutuel judiciaire : il subsiste uniquement lorsqu'un enfant mineur, informé de son droit à être entendu, demande à être auditionné par le juge, ou lorsqu'un époux fait l'objet d'une mesure de protection (tutelle, curatelle). Le juge aux affaires familiales homologue alors la convention.
Dans la très grande majorité des dossiers traités par le cabinet, la procédure se déroule sans juge, ce qui explique sa rapidité.
Les conditions à réunir
Pour divorcer par consentement mutuel, plusieurs conditions doivent être remplies :
- Les deux époux doivent être capables juridiquement et exprimer un consentement libre et éclairé.
- Chaque époux doit être assisté de son propre avocat. Un seul avocat pour les deux n'est plus possible depuis 2017, précisément pour garantir que les intérêts de chacun sont défendus.
- Les enfants mineurs capables de discernement doivent être informés, par un formulaire spécifique, de leur droit à être entendus par le juge. S'ils n'exercent pas ce droit, la procédure reste extrajudiciaire.
- L'accord doit porter sur la totalité des conséquences du divorce. Un désaccord, même limité, sur un seul point rend cette procédure impossible et conduit vers le divorce accepté.
Lorsque les époux possèdent un bien immobilier, la liquidation du régime matrimonial doit être formalisée par un acte notarié (état liquidatif) avant ou en même temps que la convention de divorce. Le cabinet travaille en coordination avec le notaire de votre choix pour que les deux actes soient cohérents.
Le déroulement de la procédure, étape par étape
- Le premier rendez-vous : chaque époux rencontre son avocat. Maître Drai Attal fait le point sur votre situation patrimoniale et familiale, vérifie que les conditions du consentement mutuel sont réunies et identifie les points à négocier.
- La négociation entre avocats : les deux conseils échangent pour construire un accord complet. C'est à ce stade que se règlent les questions de pension, de prestation compensatoire ou de partage. Un accord bien négocié évite les contestations futures.
- La rédaction de la convention : le projet de convention, accompagné de ses annexes (formulaire d'information des enfants, état liquidatif le cas échéant), est adressé à chaque époux par lettre recommandée avec accusé de réception.
- Le délai de réflexion de quinze jours : la loi impose un délai minimal de quinze jours entre la réception du projet et sa signature. Toute signature anticipée rendrait la convention nulle.
- La signature : les deux époux et leurs deux avocats signent la convention en trois exemplaires, en présence physique les uns des autres.
- Le dépôt chez le notaire : dans les sept jours suivant la signature, l'un des avocats transmet la convention au notaire, qui la dépose au rang de ses minutes dans les quinze jours. Le divorce prend effet à la date du dépôt.
- Les formalités : mention du divorce en marge des actes d'état civil, information de la caisse d'allocations familiales, éventuellement publicité foncière.
Dans la pratique, un divorce par consentement mutuel bien préparé se conclut en deux à trois mois. Ce délai peut être plus long lorsqu'un état liquidatif notarié est nécessaire ou lorsque les négociations sur la prestation compensatoire sont complexes.
Le conseil du cabinet : ne signez jamais un projet de convention que vous n'avez pas entièrement compris. Votre avocat est là pour vous en expliquer chaque clause, y compris celles qui semblent techniques comme la renonciation à la prestation compensatoire ou les modalités de révision de la pension.
Combien coûte un divorce par consentement mutuel ?
Le coût comprend les honoraires de chaque avocat, les frais de notaire pour le dépôt de la convention (un droit fixe de quelques dizaines d'euros) et, s'il y a un bien immobilier, les frais et droits liés à l'état liquidatif. Le cabinet propose pour cette procédure un honoraire forfaitaire, défini dans une convention d'honoraires signée dès le premier rendez-vous, afin que vous connaissiez votre budget à l'avance. Vous trouverez plus de détails sur notre page consacrée aux honoraires et dans notre article combien coûte un divorce en 2026.
Les points de vigilance
Un divorce amiable n'est pas un divorce sans enjeux. Certains époux, pressés d'en finir, acceptent des conditions qu'ils regretteront. Le rôle de l'avocat est d'attirer votre attention sur les conséquences à long terme :
- La prestation compensatoire : y renoncer est définitif. Il faut donc évaluer sérieusement la disparité de niveaux de vie avant de trancher. Notre page sur la prestation compensatoire détaille les critères.
- La pension alimentaire des enfants : elle doit rester conforme aux besoins réels et aux ressources de chacun. Une pension manifestement insuffisante peut être ultérieurement révisée par le juge.
- Le logement : attribution, rachat de soulte, indemnité d'occupation, sort du crédit immobilier.
- Les dettes : elles doivent être réparties expressément, faute de quoi les créanciers pourront continuer à poursuivre les deux époux.
- Le régime fiscal : le versement d'une prestation compensatoire en capital dans les douze mois ouvre droit à une réduction d'impôt ; au-delà, le régime est différent.
Que faire si l'accord n'est plus possible ?
Il arrive que les négociations échouent. Dans ce cas, la procédure bascule vers un divorce judiciaire : divorce accepté si le principe reste partagé, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou divorce pour faute selon les circonstances. Le travail accompli pendant la phase amiable n'est pas perdu : il permet souvent de circonscrire le litige à un ou deux points. Vous pouvez consulter notre page générale sur l'avocat en divorce à Lyon pour comparer les procédures.
Pourquoi choisir le cabinet Drai Attal ?
- Une expérience de plus de trente ans en droit de la famille, à Lyon et à Paris.
- Une pratique habituelle de la négociation entre avocats, dans le respect de l'autre partie.
- Une rédaction rigoureuse des conventions, pour éviter tout contentieux ultérieur.
- Une coordination fluide avec les notaires lyonnais et parisiens.
- Un honoraire forfaitaire transparent pour cette procédure.
Questions fréquentes
Prendre rendez-vous
Vous souhaitez divorcer à l'amiable et sécuriser votre accord ? Contactez le cabinet Drai Attal au 04 72 61 18 18 ou via le formulaire ci-dessous. Nous vous recevons à Lyon 3e, à quelques minutes de la Part-Dieu, ou en visioconférence si vous résidez à Paris ou ailleurs en France.
Pour aller plus loin
Cette page fait partie de notre expertise en droit de la famille. Découvrez l'ensemble de nos interventions dans ce domaine.
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