
Un divorce ou une séparation ne se règle pas nécessairement par un jugement. La médiation familiale permet aux parents, aux époux, aux membres d'une famille en conflit de construire eux-mêmes, avec l'aide d'un tiers neutre et qualifié, un accord sur l'organisation de la vie des enfants, les questions financières ou le règlement d'une succession. Les accords ainsi conclus sont mieux respectés que les décisions imposées, et ils préservent la relation parentale — ce qui, pour les enfants, est l'essentiel. Le législateur l'a compris et la favorise : information obligatoire, injonction de rencontrer un médiateur, tentative préalable obligatoire dans certains tribunaux, homologation simplifiée des accords. L'avocat n'est pas absent de ce processus : il prépare son client, l'assiste, vérifie l'équilibre de l'accord et lui donne force exécutoire.
Le cabinet Drai Attal, avocat à Lyon 3e, accompagne ses clients dans les médiations familiales et les modes amiables de règlement des différends, et fait homologuer les accords devant le juge aux affaires familiales de Lyon, des tribunaux du Rhône, de Paris et d'Île-de-France. Maître Pascale Drai Attal exerce en droit de la famille depuis 1992.
Qu'est-ce que la médiation familiale ?
La médiation familiale est un processus de construction ou de reconstruction du lien familial, conduit par un médiateur familial diplômé d'État, indépendant, impartial et tenu à la confidentialité. Il ne juge pas, ne conseille pas, ne tranche pas : il aide les personnes à dialoguer, à identifier leurs besoins et ceux des enfants, et à élaborer des solutions qu'elles choisissent elles-mêmes. Elle se déroule en plusieurs séances, d'une à deux heures, dans un service de médiation familiale (associatif, conventionné par la CAF) ou chez un médiateur libéral. Son coût est modique dans les services conventionnés (barème selon les revenus) et libre chez les médiateurs privés.
Elle s'adresse aux couples en séparation, aux parents en désaccord sur les enfants, aux familles recomposées, aux grands-parents privés de leurs petits-enfants, aux fratries en conflit successoral, aux parents et jeunes adultes.
Médiation conventionnelle et médiation judiciaire
- La médiation conventionnelle est engagée à l'initiative des personnes, avant ou en dehors de toute procédure. Elle suspend la prescription à compter de l'accord pour y recourir.
- La médiation judiciaire est ordonnée par le juge aux affaires familiales, avec l'accord des parties, à tout moment de la procédure. Le juge peut aussi enjoindre aux parties de rencontrer un médiateur pour une séance d'information, sans pouvoir les contraindre à médier.
- La tentative de médiation familiale préalable obligatoire (TMFPO) : dans une dizaine de tribunaux judiciaires expérimentateurs — dont, selon les périodes, Lyon —, la saisine du juge aux affaires familiales pour modifier une décision relative aux enfants (résidence, droit de visite, pension) est irrecevable si elle n'a pas été précédée d'une tentative de médiation, sauf urgence, violences ou motif légitime. Le cabinet vérifie si cette obligation s'applique à votre demande.
Ce que la médiation peut régler
- L'organisation de la résidence des enfants et du droit de visite et d'hébergement, les vacances, les trajets, la communication entre parents.
- La contribution à l'entretien des enfants et le partage des frais.
- Les décisions relevant de l'autorité parentale : école, santé, activités, religion.
- Les conséquences financières d'une séparation : logement, partage, prestation compensatoire — dans ce cas en lien étroit avec les avocats.
- Les conflits intergénérationnels et successoraux.
- Le rétablissement du lien entre un parent et un enfant, entre grands-parents et petits-enfants.
Elle est en revanche inadaptée en présence de violences conjugales ou d'une emprise, situations dans lesquelles la loi l'écarte et où l'ordonnance de protection est la réponse.
Le conseil du cabinet : la médiation n'est pas une alternative à l'avocat, c'est un espace de dialogue qui fonctionne d'autant mieux que chacun connaît ses droits. Consultez avant d'entrer en médiation, pour savoir ce que le juge déciderait à défaut d'accord, et faites relire l'accord avant de le signer.
Le rôle de l'avocat dans la médiation
L'avocat intervient à trois moments :
- Avant : il informe son client de ses droits et de ce qu'un juge déciderait probablement — c'est la référence qui permet de négocier en connaissance de cause. Il l'aide à définir ses priorités et à préparer les séances.
- Pendant : il n'assiste en général pas aux séances de médiation familiale, mais il reste disponible entre les séances pour conseiller son client, vérifier une proposition, chiffrer une pension. Dans la procédure participative — autre mode amiable, conduit par les avocats eux-mêmes selon une convention écrite —, il est au contraire au centre de la négociation.
- Après : il rédige ou vérifie l'accord, s'assure qu'il est complet, équilibré et exécutable, et le fait homologuer par le juge aux affaires familiales, ce qui lui donne force exécutoire. Un accord parental homologué a la même valeur qu'un jugement : il permet le recouvrement forcé de la pension et la plainte pour non-représentation d'enfant.
L'homologation de l'accord
L'accord issu de la médiation est formalisé dans une convention parentale ou un protocole d'accord, soumis au juge aux affaires familiales par requête conjointe. Le juge vérifie que l'accord préserve suffisamment l'intérêt de l'enfant et que le consentement des parents a été donné librement, puis l'homologue, sans audience dans la plupart des cas. La procédure prend quelques semaines. L'accord peut aussi être intégré dans une convention de divorce par consentement mutuel, ou, depuis 2019, prendre la forme d'un acte contresigné par avocats revêtu de la formule exécutoire par le greffe.
Médiation et procédure judiciaire : une combinaison fréquente
Dans de nombreux dossiers, la médiation n'aboutit pas à un accord complet, mais elle réduit le champ du litige : les parents s'entendent sur les vacances, pas sur la résidence ; sur le principe d'une pension, pas sur son montant. Le juge est alors saisi des seuls points de désaccord, ce qui accélère la procédure. À l'inverse, une médiation peut être proposée en cours de procédure, lorsque l'audience d'orientation a fixé un cadre provisoire et apaisé les tensions. Le cabinet articule ces deux voies ; voir notre page saisir le juge aux affaires familiales.
Les autres modes amiables
- La procédure participative : les parties et leurs avocats s'engagent par convention à négocier de bonne foi pendant une durée déterminée, avec échange de pièces et éventuellement recours à un expert commun ; l'accord est homologué, et en cas d'échec, le juge est saisi selon une procédure allégée. Elle est adaptée aux liquidations de régime matrimonial et aux successions.
- Le droit collaboratif : négociation structurée entre parties et avocats formés, qui s'engagent à ne pas plaider le dossier en cas d'échec.
- La convention de divorce par consentement mutuel, elle-même fruit d'une négociation entre avocats.
Pourquoi choisir le cabinet Drai Attal ?
- Une pratique de plus de trente ans du droit de la famille, orientée vers la recherche d'accords durables.
- Une connaissance des services de médiation familiale de Lyon et de Paris et de la pratique du juge aux affaires familiales en matière d'homologation.
- Une rédaction rigoureuse des conventions parentales, pour éviter les conflits d'exécution.
- Une intervention à Lyon, dans le Rhône, à Paris et en Île-de-France.
Questions fréquentes
Prendre rendez-vous
Vous souhaitez tenter une médiation familiale, ou faire homologuer un accord ? Contactez le cabinet Drai Attal au 04 72 61 18 18 ou via le formulaire ci-dessous. Nous vous recevons à Lyon 3e ou en visioconférence.
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